Madagascar (Madagasikara en malgache) est un État
indépendant situé
dans la partie occidentale de l'océan Indien, séparé de l'Afrique
par le canal du Mozambique large de 415 km. Sa capitale est Antananarivo.
La langue malgache est la plus
occidentale dans la branche malayo-polynésienne
des langues austronésiennes ou langues
nusantariennes. Plus précisément, elle se rattache aux langues du centre
de l'Indonésie et des Philippines. Ses plus proches parentes sont les
langues de la branche orientale du sous-groupe dit du Barito, comprenant
notamment le ma'anyan, le samihim, le dusun deyah, etc. Ce qui permet
de penser que son habitat d'origine est l'actuelle région de Banjarmasin
d'où elle disparut il y a à peine quelques siècles, remplacée par le
malais.
Diversité
ethnique
S'il est vrai que l'on compte 18 tribus traditionnelles à Madagascar,
la diversité ethnique n'y est pas pour autant de type racial mais bien
plutôt d'ordre géographique, politique ou économique. L'amalgame des
peuples d'Orient, d'Afrique et d'Arabie se retrouve en chaque groupe, du
nord au sud. Tous ces peuples ont en commun le même culte des ancêtres.
La famille
La première définition de la famille
malgache est un cercle très large, par rapport à la notion de famille
européenne moderne. Si la lignée génétique définie jusqu'aux
arrière-arrière-grands-parents, la famille débute à ce point connu. Et
le mariage devient difficile entre neveux, nièces, etc. D'où la notion
importante « Être de la même Razana» (ancêtre,
lieu d'enterrement, etc.).
La deuxième définition est la famille par consentement mutuel, suite à
des liens d'entraide très sérieux renforcés par la confiance réciproque
éprouvée. Comme le lien sanguin est inexistant, le mariage est
possible.
La troisième définition est le lien historique vécu. Par exemple, une
haie de plantes a servi (autrefois) de cache contre l'ennemi, un animal
incarne les ancêtres ou le contraire, alors ces espèces d'êtres vivants
sont adorés masina ou ne peuvent être utilisés ni tués ni
mangés : Fady (Interdit ou
tabou).
Mariage
Le mariage dans le grand cercle familial est considéré comme un inceste,
c'est un tabou.
Il est toujours défini par la procréation du couple, que les
procréateurs vivent ensemble ou chacun de leur côté, le plus souvent
près des parents.
L'âge de la procréation est aujourd'hui, en 2008, évalué encore à 15
ans chez les filles comme chez les garçons, en moyenne. Les relations se créent
avec les proches de la famille ou de connaissance d'enfance.
Une fille ayant déjà accouché, même mineure, sera considérée comme
adulte responsable. La formule de courtoisie « la maman de ... » lui est
attribuée. Elle est considérée alors libre sexuellement aux yeux de la
société.
Sexualité
Le viol est réprimé socialement, et les responsables d'un viol sont
considérés comme étant atteints d'une maladie psychiatrique. L'inceste
est considéré comme une malédiction. La mise à l'écart de la vie sociale
est automatique.
La jeune fille n'a pas d'âge minimum pour avoir des relations
sexuelles, d'où l'expression Mbola tsy mahasaky lehilahy (n'est
pas d'âge à dominer sexuellement un homme, n'est pas prête à oser passer
à l'acte). Madagascar a signé de multiples conventions de protection de
l'enfance.
Depuis 2005, aucune fille ne peut sortir du territoire malgache avec
un étranger, même s'ils sont mariés, si la fille n'a pas 21 ans révolus.
Depuis 2007, aucune fille ne peut se marier avant l'âge de 18 ans.
La première relation sexuelle est un critère de jugement familial et
social. Pour toute jeune fille non indépendante et mineure, une première
relation sexuelle est une honte qui peut la pousser vers la
prostitution occasionnelle. Le tourisme sexuel est en partie la
conséquence de ces phénomènes échos de la pauvreté sociale.
L'homosexualité n'est pas admise dans la société et il s'agit bien du
sujet le plus tabou dans ce pays. Bien que déjà, beaucoup de personnes
peuvent se déclarer tolérantes, peu de Malgaches acceptent cette facette
pourtant bien existante du pays.